Changement de registre pour Rick Famuyiwa avec l’adaptation de Black Hole

Plus personne n’y croyait ! Après avoir été annoncée, puis reportée à plusieurs reprises, la version grand écran de la BD mythique de Charles Burns verra enfin le jour. Un projet confié au réalisateur Rick Famuyiwa, qui s’est fait connaître au travers de films tel que La Guerre des Pères et Dope.

La nouvelle réjouira sans aucun doute l’ensemble des fans de l’univers de “Black Hole”. Un monde étrange, ancré dans les années 70, où des adolescents d’une banlieue proche de Seattle sont soudainement frappés d’un mal qui les transforme. La crève, comme ils l’appellent, se passe des uns aux autres sexuellement et change les corps autant que les esprits des personnages. Beaucoup doivent fuir ou se cacher. Certains trouveront refuge dans des maisons qu’ils squattent durant l’été, tandis que d’autres vivront un temps au coeur des bois. En somme, une fresque noire et cauchemardesque de la jeunesse perdue d’une petite ville.

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Pour l’adaptation de ce chef-d’oeuvre paru en 12 volumes entre 1995 et 2005, plusieurs grands noms avaient été évoqués. Parmi eux figuraient le français Alexandre Aja, ainsi que les américains Roger Avary et David Fincher. D’éminentes figures du cinéma hollywoodien auxquelles Rick Famuyiwa n’a rien à envier. C’est en effet sur lui que Plan B, la société de production de Brad Pitt, et New Regency, ont arrêté leur choix. Depuis la sortie du film Dope en 2015, le réalisateur californien ne cesse d’être courtisé par les studios. En 2016, Rick avait d’ailleurs été pressenti pour la réalisation du film The Flash, dont il s’est retiré peu de temps après.

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Malgré la patte innée et le talent de Rick, le choix surprend. Ou du moins, il étonne de prime à bord. En effet, si les thèmes de la jeunesse et du questionnement adolescent ont déjà fait office de récurrence dans plusieurs de ses films, le ton qu’il s’est choisi tranche en outre singulièrement avec celui de Burns. Un ton plein d’espérance et de possibles que tout sépare de la terreur dont “Black Hole” est empreint. Le nom de la bande dessinée parle d’ailleurs de lui-même. Un trouble dont nul ne réchappera et qui enfermera comme un étau. Comme un trou noir si dense qu’aucune lumière ne peut s’en extirper.

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C’est justement cette différence, qui permettra peut-être au réalisateur d’apporter le sublime nécessaire à une adaptation de cette envergure. D’en faire un film plus proche de The Watchmen que de Batman ou de Tintin. Un bijou parmi l’immensité trop fade des films inspirés du monde de la bande dessinée.

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