Avec Camille Cornu l’éducation aux habiletés sociales passe par des fiches sentimentales

Paru en janvier dernier chez Flammarion, “Habiletés Sociales” est un roman d’apprentissage tout en subtilité. L’appréhension sensible par une jeune femme autiste de ces années charnières entre l’adolescence et le passage à l’âge adulte. Un témoignage rempli d’humour sur la difficulté de naviguer entre les sentiments exacerbés et les absurdités d’une société comme un carcan.

Camille saisit par un style clair et épuré, qui ne laisse rien transparaître de la technicité derrière l’ouvrage. Une force qui aménera tout un chacun à retrouver une part de soi dans ce récit poignant et singulier. Le monde des habiletés, ses personnages et son langage sont une allégorie des heures du questionnement. Tous ces moments où hommes et femmes se cherchent et s’interrogent quant à leur place parmi les autres. Une réflexion que l’écrivaine normande sait magnifier à la façon de Salinger ou de Duras. Dans son regard, le corps devient un prisme où même la plus banale des émotions se fait rafale et aiguillon. Quelque chose de si violent qu’il faudrait l’occulter pour continuer à exister intégralement.

Comment se détacher d’une vie qui jusqu’à présent était la sienne ? Tous ces médecins et ces acteurs qui ont servi de guides à chaque étape du processus d’apprentissage ? L’auteure nous en dit plus et nous éclaire autour d’un verre à La Fusée, un petit bar d’artistes fringants juste à côté d’Étienne Marcel !

Il y a cette prise de conscience là quand on est écrivain. Une sorte de perte de naïveté.

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Farouche : Pourquoi avoir choisi Paris pour tes études?

Camille : Je n’ai pas toujours été à Paris. J’ai commencé en Province pour ma licence. À Angers pour être exacte. Ensuite je suis partie en erasmus. Là-bas j’ai rencontré pas mal d’amis qui venaient de Paris et j’ai voulu les rejoindre, c’était surtout un départ axé sur l’amitié. Quand tu fais des études de lettres c’est aussi mieux de mettre Paris IV sur ton cv qu’une fac d’Angers ou autre chose. Aujourd’hui c’est vrai que je m’en fiche un peu, mais à l’époque ça me paraissait plus valorisant.

Farouche : Quand tu choisis de faire lettres, tu as déjà l’idée d’être écrivain en tête?

Camille : Je n’ai pas fait des études de lettres dans le but d’ être écrivaine, mais je pense que dans tous les cas j’aurais écrit, j’avais déjà commencé à écrire avant. Il fallait faire des études et voilà j’ai fait ça.

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Couverture du livre “Habiletés Sociales” de Camille Cornu

Farouche : Pourquoi l’écriture plutôt qu’un autre médium ?

Camille : Pour moi c’est surtout une histoire de tourment autour du langage. Une grande intranquillité par rapport à la langue. Mais j’ai un peu honte de ne faire que ça parce que j’ai l’impression que c’est trop facile. Tout le monde sait parler, c’est un truc que n’importe qui peut manier. Alors qu’il y a des techniques comme la vidéo où il faut savoir se servir d’instruments et de logiciels. J’ai des amies réalisatrices ou photographes et je les envie.

Mais on me renvoie toujours à cette sorte de prestige intouchable qu’il y a autour de la figure de l’écrivain. Ça doit être fondé sur l’idée d’une inspiration transcendante qui se passe de techniques justement. Après en ce moment je suis vraiment dans une période de dévalorisation. Savoir manier le langage, faire des phrases, j’ai le sentiment que tout le monde peut le faire.

Farouche : C’est quoi le rôle de la technique dans ton approche à l’écriture ?

Camille : C’est quelque chose qui s’acquiert avec la pratique et sur laquelle je me suis mise à réfléchir en étudiant les lettres. J’ai fait mon master sur les mouvements réflexifs dans les écritures contemporaines. Cette façon que les auteurs ont d’auto-commenter ce qu’ils écrivent, de douter de leurs formulations. C’est un questionnement qui prend davantage en compte la place du lecteur, qui questionne la réception d’une expressivité personnelle.

On ne peut pas être complètement naïf par rapport au langage. Dans les années 70, avec la poésie littéraliste on a une suspicion qui apparaît par rapport aux figures de styles habituelles comme la métaphore. J’ai été marquée par cette phrase de Claude Royet-Journoud, « Dire ce bras est de chair, je trouve ça plus émouvant que dire « la terre est bleue comme une orange » ». J’ai été assez marquée de voir comment l’histoire de la poésie pouvait faire apparaître des mouvements d’auto-censure par rapport à des formulations qui apparaitraient comme trop naïves par rapport à ce que le langage peut vraiment faire et il y a comme l’apparition d’un questionnement quasi-scientifique sur le langage, une volonté de le disséquer. Comme si la poésie était un leurre, ce qui serait dommage parce malgré cette méfiance on en revient toujours à elle.

Il y a cette tension quand on écrit entre vouloir habiter violemment le langage et se méfier de lui. En tout cas pour moi, c’est une tension vraiment violente, vraiment physique, comme si tous mes doutes m’expulsaient de cet habitat naturel que serait ma langue. Je me sens déracinée. Il y a peut-être cette prise de conscience là quand on est écrivain. Une sorte de perte de naïveté.

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Farouche : Justement, ne crois-tu pas que le fait de porter autant d’importance au style ce n’est pas nuisible pour l’écriture ?

Camille : C’est vrai, découvrir tout ça, ça m’a perturbée, ça a perturbé ma façon d’écrire, j’écrivais de façon beaucoup plus naïve avant d’étudier l’histoire de la poésie et la linguistique. J’ai eu cette période où je trouvais ça passionnant de vouloir comprendre le langage de façon scientifique. Et finalement j’en suis arrivée à un stade où ça m’a amenée à une sorte de désenchantement par rapport à l’écriture et à la poésie. Je voulais retrouver mes tourments premiers, mes troubles sans réponse. J’écris à partir de l’intranquilité finalement, j’écris à partir des questions plus qu’à partir des réponses. Et mon but, je ne sais pas si j’ai un but, mais ce serait de creuser les doutes, de voir où ils peuvent me mener, et cet endroit ne serait surtout pas celui d’une vérité absolue mais les méandres de l’instabilité, c’est ça que je voudrais explorer.

Après, il y a aussi une volonté de rester dans la sensibilité, il faut aussi s’éloigner de ce qui va être trop intellectualisé et trop méta même si j’adore les écritures métapoétiques au final mais j’étais aussi en quête de quelque chose de sensible. Je voulais une voix pour ce roman, quelque chose de vivant. De vivant et de naïf oui, c’est pour ça que j’ai choisi une narratrice de 18 ans pour ce roman. Quand j’avais 23 ans j’ai entamé une thèse que j’ai arrêtée parce que j’avais l’impression que ce n’était pas conciliable avec mon écriture. C’est une période où j’ai annulé plein de choses dans ma mémoire, je voulais tout désapprendre et retrouver les tourments premiers qui m’avaient poussée à écrire.

Je regrette un peu d’avoir tenté de tout désapprendre, parce que finalement j’ai aussi conscience que ça peut vraiment nourrir l’écriture. Mais à l’époque j’étais fâchée contre ça, j’étais contrariée qu’on puisse analyser le langage avec une froideur et une distance scientifique même si c’était aussi fascinant. Bref il y a toujours un contraste, une tension, et c’est à partir de ça que j’écris, à partir d’une tension ou d’une déchirure dans mon rapport à la langue.

Farouche : Quelles ont été tes sources d’inspiration pour ce roman ?

Franchement c’est difficile à dire et c’est même une question que j’ai du mal à comprendre, je trouve mon inspiration dans la vie, même si c’est naïf de dire ça, dans les différentes modalités qu’a le langage de nous apparaître, je suis assez sensible à ça et ça m’inspire beaucoup pour écrire.

Farouche : Il m’a semblé pouvoir faire des parallèles avec l’Attrape-Coeur de Salinger.

Camille : C’est vrai, Salinger, et tous les romans d’apprentissage qui sont un peu dans cette veine là, c’est sûr que c’est un peu une source d’inspiration. J’ai commencé à lire ça très tardivement, je ne lisais que de la poésie avant. Et j’ ai découvert quelque chose qui ne m’avait jamais intéressée, c’est à dire la narration, le fait de faire apparaître une histoire, et surtout la façon dont ça permettait de vraiment incarner une voix. Il y a quelque chose de très physique, de corporel, quand on voit un personnage apparaître avec tout le décor dans lequel il est ancré. Je ne sais pas pourquoi je n’avais pas été sensible à ça avant, mais ça correspondait aussi à ce moment de rupture pour moi, cette volonté de rupture avec une écriture trop intellectualisée et qui en perdrait son côté sensible, je ne voulais surtout pas de quelque chose d’élitiste déjà, je voulais qu’on puisse avoir accès au texte sans aucun bagage universitaire. C’était assez politique pour moi comme positionnement, je ne viens pas d’un milieu où on a un gros accès à la culture ou aux études. Et finalement j’avais l’impression d’une trahison par rapport à d’où je venais. Mais je reste dans une tension par rapport à ça, je sais qu’il y a des passages un peu plus explicatifs mais ils sont incarnés, on va suivre les réflexions et les pensées d’un personnage. Donc Salinger et d’autres auteurs américains qui écrivent à la première personne, John Fante par exemple, qui fait aussi parti des auteurs que j’ai découverts à cette époque, oui ça a été une volonté de revenir à quelque chose de plus narratif.

Farouche : Le thème du corps revient beaucoup dans tes écrits, pourquoi ?

Camille : Le corps c’est cette tension entre l’incarnation et le détachement. Ça représente un truc vital. Dans les conventions sociales on utilise nos corps de façon hyper domestiquée. Par exemple la nourriture c’est quelque chose qui est vital, mais qui va toujours être utilisé de façon mondaine. Ça rentre dans nos corps, ça nous traverse. C’est hyper concret. C’est un moment d’obligation. Tu vas devoir ingérer des trucs que tu penses être mauvais pour toi. Tu décides de sacrifier ton corps quand tu es en train de socialiser, tu mets de côté toutes tes fonctions vitales, parfois j’en oublie même de respirer, je passe mon temps à prendre de grandes inspirations parce que je réalise que je suis en apnée depuis une minute. Les gens croient que je soupire parce que je m’ennuie avec eux et ça les vexe souvent, mais non en fait ma respiration est juste totalement déréglée quand je suis entourée de gens. Tout mon corps est totalement déréglé. Je n’arrive pas à conjuguer la socialisation avec ce dont j’ai besoin, ça peut me mettre dans des états d’épuisement assez extrêmes. Et c’est physique, c’est un sport de haut niveau finalement les Habiletés Sociales.

Quand j’écris c’est un moment où je suis seule, où mon corps retrouve ses sensations habituelles. J’ai des amies qui se retrouvent pour écrire ensemble, je ne peux pas faire ça, j’ai besoin que mon corps soit entier pour écrire. Et quand je suis entourée de gens mine de rien, je suis toujours dans un état de tension un peu bridé, comme si je devais garder une armure. Il faut être connecté à son corps pour pouvoir écrire, pour moi me laisser aller à mes sensations c’est aussi me laisser aller à mes réflexions, je réfléchis beaucoup par le corps en fait. Donc oui j’écris avec mon corps aussi.

FAROUCHE : L’écriture c’est aussi une forme de détachement du corps, du soi peut-être ?

En fait il y a toujours  une tension entre l’incarnation et la désincarnation, parce que l’incarnation peut être trop violente. Alors parfois je mets mon corps totalement de côté parce que ça prend trop de place. Cette sensation de désincarnation c’est une expérience que je vis parfois. Quand mon corps devient trop envahissant, disons quand mes sensations deviennent trop douloureuses, il y a comme un mécanisme de défense qui se produit et mon corps devient totalement coupé de tout ce qui peut l’atteindre. Le problème, c’est que ça ne met pas seulement mon corps en pause mais aussi mon cerveau, il n’y a pas de juste milieu, bref ça coupe tout. Et c’est gênant parce que c’est un truc qui m’arrive justement dans des moments de socialisation alors que c’est justement des moments où il faudrait parler. Mais ça me plonge juste dans un état totalement mutique. C’est assez handicapant.

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Farouche : Tu penses qu’il faut s’astreindre à accepter la norme, les conventions sociales ?

Camille : Ça dépend, mais moi je me suis beaucoup forcée à domestiquer mon corps. C’est hyper violent. Peut-être que des gens font ça naturellement sans en passer par cette violence, j’imagine qu’il y a plusieurs degrés, tout le monde doit ressentir ça à un niveau plus ou moins élevé. Le problème n’est pas de s’astreindre à accepter les conventions sociales, c’est qu’elles sont nécessaires à un certain niveau. Je ne l’ai pas toujours fait et c’est une période où je souffrais tellement de la solitude que je suis devenue prête à toutes les tortures pour apprendre à en sortir. Ça a été un combat physique, et d’ailleurs c’est aussi une période où j’ai développé une obsession pour le sport, pour la course surtout. M’entraîner à supporter la douleur dans les genoux, dans les pieds, dans les muscles, c’était une façon de m’entraîner à me socialiser. Et comme il y a ce pic d’adrénaline qui apparaît après une heure ou plus de course, il y a aussi du bon à trouver dans le fait de socialiser, il y a une récompense après la douleur, et le sport m’a permis de comprendre ça. Mais après c’est vrai que les conventions sociales c’est quand même très envahissant, ça devient une performance qu’on attend de nous quotidiennement comme si c’était normal alors qu’on ne peut pas enchaîner deux marathons en une semaine, même pas en un mois.

Farouche : D’où te vient tout ce rapport au corps ?

Camille : Je suis juste hyper sensible je pense, physiquement parlant, tous les bruits, toutes les lumières, je les ressens puissance 10 par rapport à une personne lambda. Et surtout ça prend énormément de place, je suis incapable d’en faire abstraction, ou alors je le transforme en un travail d’endurance sur la douleur.  Mais aussi le corps, c’est lié aux conventions sociales, c’est une chose qu’on ne doit pas trop mettre en avant. C’est lié au langage, c’est une chose dont on ne doit pas parler ou alors de façon vraiment surveillée, de façon médicale ou euphémisée. Donc forcément ça devient un objet littéraire parce que c’est un questionnement sur ce dont on a le droit de parler en public ou pas.

Dans ce roman, ma narratrice a d’abord grandi dans un foyer, c’est un endroit où tous tes mouvements et tes activités sont contrôlés, doivent passer par des autorisations. Et après le foyer, elle passe son temps dans un hôpital, c’est encore pire. Le regard que la science porte sur ton corps c’est très objectifiant. À l’hôpital ta vie doit être complètement exposée. Il n’y a pas de vie privée alors qu’elle y est justement pour apprendre à se « tenir » en société, pour apprendre ce qu’est l’intimité ou la pudeur.

Farouche : Ton amour de la nature c’est vrai ou c’était juste pour les interviews ?

Camille : C’est vrai. J’y trouve beaucoup de paix. Comme j’ai grandi en Normandie j’ai besoin de ce retour à la nature. Je fais aussi beaucoup de sport et en arrivant à Paris c’était soit courir entre les voitures ou s’enfermer en salle de sport. Il y a aussi une sorte de domestication dans cette façon d’envisager le sport. Le sport en pleine nature ça n’a rien à voir, toute la place du corps en pleine nature n’a rien à voir. En forêt tout le corps se met à l’affût, il retrouve un état de réceptivité qui est vital, qui est comme instinctif. On n’a plus besoin d’analyser ce qui nous entoure en fonction de conventions, toutes les sensations et toute la façon de recevoir ce qui nous entoure repart sur une base plus instinctive. J’ai un vrai amour pour la nature et pour les animaux, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus d’évidences et moins de faux-semblant, tout devient beaucoup plus simple !

Farouche : La ville ce n’est pas une source d’inspiration du coup ?

Camille : Par rapport à l’aliénation si.

Farouche : Tu crois qu’il faut être mal pour écrire ?

Camille : Quand tu es bien tu vas pas chercher à en parler. Tu es obligé d’aller chercher en toi quelque chose d’un peu saillant. C’est un besoin vital en fait. Sinon les trucs plus positifs j’en parle aussi , mais il y a toujours une part de nostalgie dedans. Si je me mets à parler de choses heureuses ou qui me font du bien, je vais plus en parler du côté de la perte ou du manque.

Farouche : La fiche des émotions que l’on te donne à l’entraînement aux habiletés sociales. C’est vrai ou c’est exagéré ?

Camille : Non non c’est vraiment textuel. Quand tu me demandais mes sources d’inspiration d’ailleurs j’aurais dû répondre ça. Parce que ce livre a vraiment commencé comme ça. Comme ma narratrice, j’étais dans un hôpital de jour où je suivais des séances d’Entraînement aux Habiletés Sociales. Et quand j’ai découvert ce manuel je l’ai trouvé fascinant, surtout au niveau du langage qui y était utilisé. Tout y était décrit de façon hyper littérale, hyper hygiéniste. J’ai eu envie de les insérer dans une narration en les opposant à une forme de langage complètement différente, une langue beaucoup moins normée. Je voulais montrer comment les deux pouvaient entrer en collision, et aussi la tension que ça pouvait créer dans une intériorité, le fait de vouloir se conformer à un langage différent. Quand on a eu la liste des émotions, je trouvais ça hyper beau, j’avais l’impression d’être confrontée à un poème expérimental qui serait une forme de littéralisme.

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“Liste des sentiments” distribuée durant les entraînements aux habiletés sociales.

C’était une sorte de choc linguistique dont je voulais parler, et c’était parfait pour un projet littéraire. J’aime bien aussi la part d’absurdité qu’il y a dedans, la plupart des gens croient que ces fiches sont inventées mais pas du tout. Il y a une sorte d’humour dans mon roman qui découle de l’absurde, et ça m’intéresse de voir que la part d’absurde est en fait introduite par la partie réelle, presque la partie documentaire du roman.

Mais ces manuels peuvent vraiment aider dans la prise en charge de l’autisme.  Moi j’ai appris que mon comportement a un impact sur le regard des autres. Du coup je me surveille tout le temps, ce que je ne faisais pas avant, je fais beaucoup plus attention. Mais c’est vrai que j’ai perdu quelque chose la dedans. Mes amis me disent que j’ai perdu de ma pureté. J’aimerais bien retrouver ce que je faisais à l’époque. Parce que comme ma narratrice j’ai ressenti une forme d’aliénation aussi après tout ça, comme si mon rapport au langage avait perdu de sa substance, de sa matérialité. Pour moi c’est un rapport au langage détaché du corps, et quand j’écris j’essaie de retrouver une forme de matérialité dans les mots.

C’est à partir de ça que j’écris, à partir d’une tension ou d’une déchirure dans mon rapport à la langue.

_ Camille

Un personnage particulier, hors norme, pourtant empreint d’une voix universelle. C’est dans ce paradoxe que “Habiletés Sociales” contraste des autres livres sortis ce mois. La preuve, en ce qui concerne Camille Cornu,  d’une fibre proche des grands poèmes et certainement d’une habileté à transcender les différences !

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