INTERVIEW – Pi Ja Ma, un rock’n’roll onirique aux influences sixties

Pauline de Tarragon est originaire d’Avignon et adore dormir. A à peine 21 ans, cette jeune artiste a déjà sorti “Radio Girl”, son premier EP. Entre les festivals, les clips et les enregistrements, cette amatrice du sommeil risque de ne pas le trouver autant qu’elle le souhaiterait cet été, et tant mieux… pour nous !

Pi Ja Ma nous fait rêver et nous emmène dans son monde, entre rêve et réalité. Sans se cantonner à un style, elle préfère plutôt partir à la recherche de différents sons, travailler plusieurs instruments qui parleront au plus grand nombre. Dans l’intro de “Radio Girl”, par exemple, elle utilise de l’omnichord, un instrument musical électronique qui laisse échapper différentes cordes et rappelle beaucoup les bruits de jeux vidéos des années 90. Mais on retrouve également un hommage à la musique des Beatles ou au rock des eighties.

Dormir a du bon car même la nuit, l’imagination s’accompagne également d’une grande liberté créative.

Dessin 2 Pi Ja Ma.png
Qui a demandé de petites animations ? Source : @pijamaofficial / Instagram

D’ailleurs, la jeune avignonnaise ne se limite pas à la musique. Bien avant ça, Pi Ja Ma dessine. Elle en accompagne d’ailleurs ses chansons, ses clips et les anime pour accompagner et illustrer ses paroles.

Pi Ja Ma, c’est un peu comme la rencontre de Tegan & Sara au début des années 2000, ces deux canadiennes de Calgary qui ont envahies les casques et les Discman d’un certain nombre d’adolescentes, et de La Femme. Un monde onirique, rock’n’roll qui permet de s’échapper quelques temps de la réalité.

Farouche : D’où vient le nom Pi Ja Ma ?

J’ai failli m’appeler Patrick Orange, puis Hum Hum et finalement je me suis dis que ça ne me ressemblais pas assez. J’ai donc opté pour Pi Ja Ma qui évoque mon addiction au sommeil et à ces vêtements mignons et confortables.

Comment as-tu commencé à chanter ? 

J’ai toujours écouté beaucoup de musique. J’ai commencé à chanter à 16 ans avec une amie et sa guitare dans les rues d’Avignon. Mes amies m’ont ensuite inscrite à l’émission “La Nouvelle Star” où j’ai fini troisième de la compétition. Puis j’ai rencontré mon partenaire et ami Axel Concato avec qui j’ai crée le groupe Pi Ja Ma.

Pi Ja Ma.png
Pauline est sur son 31. Source : @pijamaofficial / Instagram – Magon, de Charlotte & Magon

Peux-tu nous en dire plus sur le rôle d’Axel au sein du groupe, ainsi que les autres personnes qui vous accompagnent, notamment sur scène ?

Axel compose et écrit et pour ma part, j’écris et je chante ! J’aime aussi m’occuper de toute la partie image, clips, réseaux sociaux etc… On forme une bonne team. Sur scène, on a deux formations : une à quatre avec Carol, le batteur, Clémence, la bassiste et Axel qui est au clavier et à la guitare. Puis on a une à nous deux, Axel et moi.

Quand on écoute Radio Girl, on a parfois l’impression qu’il y a une forte influence Beatles, surtout dans la mélodie. Est-ce volontaire ? D’où te vient cette envie de retravailler cette musique des années 60 ?

Avec Axel, on n’a pas le même âge mais on a les mêmes influences et les Beatles en font partie ! Dans les paroles, on parle d’eux et donc Axel joue un riff de guitare qu’on peut considérer être un « hommage » aux Beatles.

Pour ce premier album on voulait clairement exposer nos influences sixties mais on ne veut pas s’enfermer dans un style. On compte bien aller partout, dans toutes les dimensions.

Pourquoi choisis-tu de chanter en anglais ?

On nous pose souvent la question ! Pour ce premier album, on était clairement dans une vibe rock/surf/ballade sixties et l’anglais était évident pour nous. On aime comment ça sonne et le fait d’être compris par une majorité de personnes. Je trouve la langue française très belle tout de même et je commence à l’utiliser dans certains de mes textes.

De quoi aimes-tu parler quand tu chantes ?

J’aime raconter des histoires absurdes, décrire des paysages auxquels je fantasme et déformer mes histoires d’amour un peu foireuses.

Pour toi, quel est le rôle de le musique ?

Je pense que c’est une façon d’être écouté. Du coup, il ne faut pas faire n’importe quoi et essayer de véhiculer les bons messages aux gens qui nous aiment… Mais aussi à ceux qui  ne nous aiment pas !

Comment se déroule ton processus d’écriture ? 

En général, Axel m’envoie une mélodie et je lui dis ce dont j’ai envie de parler ainsi que ce qu’elle m’inspire. Ensuite, on écrit à deux ! Parfois, j’essaye de lui décrire des styles, des rythmes ou encore des ambiances dont j’ai envie de parler sur le moment et en général, il arrive toujours très bien à répondre à mes demandes.

Il y a un côté très céleste dans ta musique, comme si ta voix  appartenait à un rêve. Souhaites-tu te séparer de la réalité quand tu chantes ou, au contraire, parler ce qu’il s’y passe ?

Je pense que j’ai toujours aimé déformer la réalité. Je suis bien sur Terre, consciente de tout ce qu’il se passe mais je décide de l’embellir et de l’alléger comme je peux avec de l’humour, de la poésie, de la musique et du dessin.

Dessins Pi Ja Ma.png
Ça dessine chez Pi Ja Ma ! Source : @pijamaofficial / Instagram

Tout cela, au naturel. Dans sa chambre, en pyjama ou dans une tenue “casual”, elle créé son “Pi Ja Ma Show”. Entre tutos, cours de dessin, snaps, musique et petites animations, elle nous présente son univers sans complexes.

Tu dessines aussi. Parles nous de ton premier épisode du “Pi Ja Ma Show”. Pourquoi avoir eu envie de faire des vidéos sur YouTube ?

Oui, le dessin est ma passion première ! Je dessine tous les jours, tout le temps. En ce qui concerne mon vlog, j’aimais beaucoup faire des stories sur Instagram et ça faisait rire les gens. Du coup, je me suis dit « pourquoi ne pas en faire quelque chose » et j’en ai fait le Pi Ja Ma Show ! Je compte sortir un épisode tous les 15 jours jusqu’à la rentrée prochaine.

Comment les construis-tu ? Quel message souhaites-tu faire passer à travers ces vidéos ?

Ce sont des vidéos très simples que je filme avec mon téléphone. J’improvise beaucoup et j’aime me montrer dans mon habitat naturel : ma chambre, qui est également mon atelier. D’un autre côté, les clips sont également très importants pour moi. Ce sont comme des pochettes, une vitrine.

Quel est le rôle des dessins que tu rajoutes dans tes clips, comme dans “Radio Girl” ?

J’essaye d’améliorer un peu la réalité en ajoutant des éléments fantastiques et amusants.

Quels sont tes projets à venir ?

Je suis en train de préparer mon prochain clip avec Alice Kong pour mon nouveau single « Pony Tail » ! Ça va être super !

Comment vis-tu la scène ? Qu’y a-t-il de différent avec l’enregistrement ?

J’adore la scène ! Je suis en osmose totale avec les musiciens et je parle beaucoup avec le public. Je danse, je crie… J’aimerais faire ça tous les jours ! Mais je mourrais probablement en 3 semaines…

Pi Ja Ma nous réserve également un tout premier album à la rentrée prochaine. En attendant, elle joue au Baraka de Clermont-Ferrand le 15 juin, ainsi qu’à Orléans le 16 pour Le Grand Unisson 2018. En juillet, elle sera également à Paris dans le cadre du Kidzapalooza. On a hâte !

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: