Glass Museum, l’alliance d’un piano et d’une batterie qui reflètent nos émotions en musique

Désireux d’allier jazz et électro au sein d’une même entité, Antoine Flipo et Martin Grégoire ont décidé de créer Glass Museum, l’alliance miroir de deux instruments, le piano et la batterie. Après s’être fait la main dans différents groupes comme “Uncle Waldo” pour Antoine et “Perils of Penelope” pour Martin, son acolyte batteur, leur musique est à l’image de leurs personnalités, de leurs deux univers et de leurs expériences grâce auxquels ils nous proposent des morceaux qui nous surprennent, tant dans la diversité des rythmes que dans les différents styles travaillés.

Leur musique peut accompagner un film des années 50 avec Gene Kelly et Fred Astaire comme des films réalisés par Christophe Honoré où la bande originale serait supervisée par Alex Beaupain.

Maîtres de leurs instruments, ils composent une musique pleine d’émotion dans laquelle l’absence de paroles nous permet d’interpréter les sons comme ils arrivent pour y placer nos propres mots et désirs. La musique de Glass Museum, c’est le miroir de notre âme, le musée de nos émotions.

Après deux ans de travail acharné et l’aide de producteurs comme Haring, Sun Glitters ou encore DC Salas, le duo sort enfin son premier EP “Deux”, non pas autobiographique mais très représentatif de leur parcours, tout en finesse et en symbiose, où chacun de leur instrument se répond.

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Glass Museum, le reflet miroir. 

Farouche : Comment est né Glass Museum ?

Glass Museum : Glass Museum a vu le jour début 2016. On est originaires de Tournai, en Belgique, et on fréquentait la même école. Par ailleurs, adolescents, on était tous les deux musiciens dans des groupes de la région et on avait l’habitude de se côtoyer aux concerts et festivals locaux. Il y a 2-3 ans, on s’est découvert une passion commune pour le jazz moderne et l’électro, du coup on s’est dit que ça pourrait être chouette de jammer ensemble à l’occasion. Au fur et à mesure des répètes, les impros sont devenues des morceaux et on a commencé à faire des vraies structures et des arrangements. Puis naturellement, on a commencé les concerts !

Pourquoi avoir fait le choix de ne pas mettre de paroles sur vos instruments ? 

C’était assez naturel pour nous d’aborder le projet de manière complètement instrumentale. Le fait de ne pas avoir de chant nous laisse une liberté totale dans la composition ainsi que la création des morceaux. Et puis le processus et la liberté artistique n’auraient pas été les mêmes avec une voix.

Si vous décidiez de mettre une voix sur votre musique, qui choisiriez-vous ? 

Si on devait mettre une voix sur notre musique, notre choix irait probablement vers un featuring avec un rappeur, ou idéalement une rappeuse, afin d’ajouter une note féminine dans le projet ! Je pense par exemple à des artistes comme Blu Samu ou Coely qui font bien parler d’elles pour le moment en Belgique !

Quel est le message que vous voulez faire passer ?

Avec une musique instrumentale, c’est difficile de faire passer un message. On n’a pas vraiment de revendications, ni de message, on veut surtout que les gens passent un bon moment en écoutant notre musique, puissent s’évader, s’accorder une parenthèse loin des problèmes du quotidien, en les embarquant dans notre univers ! 

Il est rare aujourd’hui de ne pas poser de voix sur des instruments, comment voyez-vous la scène musicale française aujourd’hui ? 

Pour le moment en France, on a l’impression que la presse s’intéresse essentiellement au hip-hop et à la nouvelle chanson française. Malgré cela, il reste énormément d’artistes moins médiatisés et qui nous tiennent beaucoup à cœur, comme Lysistrata, Totorro, Jean-Jean, Chapelier Fou, Ez3kiel, Rone..

Votre musique fait très bande originale de film. De quel film aimeriez-vous être la bande originale ? 

Ce serait plutôt un film sans dialogues, où la musique appuierait les émotions des personnages. Un peu comme Gogo Penguin l’a fait avec son ciné-concert « Koyaanisqatsi » où ils exécutaient la BO en live. Sinon, on est assez fans du film « Réalité » de Quentin Dupieux, au scénario complètement surréaliste ! C’est d’ailleurs de là que vient le titre de notre morceau « Waves ».

On ressent énormément d’émotions dans votre musique, comme si le piano et la batterie étaient un homme et une femme, notamment dans “Electric Silence”. Comment voyez-vous l’alliance de ces deux instruments ? 

Dans notre manière de composer, on imagine les morceaux un peu comme des dialogues où les deux instruments peuvent interagir. Dans certains passages en live, on se laisse d’ailleurs une marge d’improvisation à certains moments pour créer de la surprise et de l’enjeu ! Pour “Electric Silence”, il y a eu un gros travail d’arrangements en studio car on voulait amener des nappes électroniques sur le fond des accords piano/batterie. 

Quand décidez-vous d’intégrer d’autres instruments dans vos compositions ?  

Il n’y a pas vraiment de règle pour ça. On aime beaucoup expérimenter des nouvelles choses avec différents musiciens, un peu comme si nos morceaux étaient d’éternelles compositions flexibles et modulables. En studio, on a décidé de mettre de la trompette car ça ajoutait une chouette touche cuivrée et une belle chaleur à “Tribal Coffee” et “Shadow’s Faces”, quand en live, on aime inviter un saxophoniste, parfois un violoniste. Bref, les concerts sont toujours différents et les musiciens guests jouent à chaque fois en impro.

De qui vous inspirez-vous pour composer ?  

Essentiellement la nouvelle vague de jazz comme Gogo Penguin, BadbadnotGood, Ibrahim Maalouf mais également des artistes électroniques comme Jon Hopkins, Max Cooper…

Vous changez beaucoup de style à l’intérieur de vos morceaux ou même d’un morceau à un autre, qu’est-ce qui motive ce changement ?

On ne cherche pas vraiment à passer d’un style à l’autre. C’est une démarche involontaire. Selon l’inspiration ou même le moment, les compositions prendront des styles différents selon notre humeur ou notre influence du moment.

Votre démarche se rapproche beaucoup de la musique classique. A-t-elle beaucoup d’importance dans votre processus de création ? 

La musique classique influence Antoine dans la composition au piano, suite à ses années d’académie en piano classique.

Quels sont vos projets à venir ?

On prévoit quelques dates en Belgique, en Allemagne et en Suisse pour les mois qui viennent ! On prépare également une tout nouvelle scénographie pour l’année qui arrive avec un ami à nous, Jean-Baptiste De Vooght. Vous pouvez aller voir son travail, ça s’appelle la « Compagnie des Planches » sur Facebook.

Et en attendant, et parce qu’il est sorti en mai, on a le droit d’écouter leurs compositions en boucle dans leur EP “Deux”. D’ailleurs, “Electric Silence” conviendrait parfaitement dans la BO de la série 13 Reasons Why.

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