Les femmes reprennent le pouvoir dans “American Woman”

Bonnie Nolan n’est pas une femme comme les autres. Lorsqu’elle surprend son mari en train de la tromper, elle le quitte sans ménagement et se retrouve seule à élever ses deux filles. Sauf que Bonnie ne travaille pas et a toujours été financièrement dépendante de son mari. Mais elle est prête à tout pour subvenir aux besoins de sa famille et pour réapprendre à vivre. Pour redevenir une femme.

En plein milieu de la deuxième vague féministe aux Etats-Unis, la vie de la nouvelle célibataire va changer du tout au tout. Un cap qu’elle ne passe évidemment pas seule, entourée de ses deux meilleures amies Kathleen et Diana, qui elles aussi, vont découvrir l’indépendance et l’autonomie.

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Il n’y a pas d’âge pour profiter de la vie. Source : themoviedb.org

American Woman peint le portrait d’une femme qui découvre son indépendance et reprend petit à petit sa liberté en tant que femme pendant la deuxième vague féministe américaine qui a eu lieu pendant les années 70.

A travers le personnage de Bonnie, cette dramédie de 12 épisodes de 22 minutes est basée sur l’éducation qu’a reçu Kyle Richards, star de Real Housewives of Beverly Hills et productrice exécutive de la série. Avant de quitter son mari, cette femme qu’incarne avec brio Alicia Silverstone à l’écran, n’avait pas remarqué à quel point elle s’était enfermé dans cette vie qu’elle pensait être la sienne. Sans se poser de question mais laissant la vie l’emmener là où elle pensait appartenir. Elle va découvrir la société qui l’entoure, la place des femmes et le rôle qu’elles doivent occuper sans faille.

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Kyle Richards a inspiré la série American Woman. Source : @kylerichards18 / Instagram

Le pilote a été réalisé par John Wells, le réalisateur de la version américaine de la série Shameless mais également de The West Wing. Il s’occupe également de la production, à travers sa société John Wells Productions. Un vieux de la vieil dont les images sont généralement pleines d’humour et tragiquement proches de la réalité.

A l’époque, les femmes n’avaient pas de comptes en banque mais de magnifiques robes offertes par leurs maris et par conséquent, aucune autonomie. Les trois amies vont donc s’émanciper, sortir, boire, et à la fois essayer de sustenter à leurs besoins et ceux de leur progéniture comme elles peuvent. Avoir un homme, un travail et être une mère parfaite n’est pas de tout repos, mais savoir qu’on se débrouille seule, sans l’aide de personne est une vraie fierté.

Bien que la série se déroule dans les années 70, elle reflète tout de même la société actuelle, où les femmes ne sont toujours pas considérées égales aux hommes. Il n’y a qu’à voir l’affaire Weinstein pour comprendre que le pouvoir leur appartient. Jusqu’à un certain point, heureusement. Mais jusqu’où faut-il aller pour se faire entendre, avoir une voix ? Voilà ce que représentent ces trois femmes qu’incarnent Silverstone et ses acolytes Mena Suvari et Jennifer Bartels qui jouent respectivement les rôles de Kathleen et Diana.

La première saison d’American Woman sera diffusée à partir du 7 juin aux Etats-Unis sur la chaîne Paramount Network. Sa diffusion française reste encore inconnue.

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