Florent Sabatier dénonce le viol conjugal dans son dernier court-métrage, “Consent”

Après la sortie en 2017 de son court-métrage “Aujourd’hui” qui a reçu le “Coup de coeur du jury 2018” au Festival de Port-Vendres et le Prix des lycéens au Festival des 24 courts du Mans, le réalisateur Florent Sabatier frappe de nouveau avec “Consent”.

Le 30 juillet dernier, dans le cadre du Festival My RØDE Reel, le réalisateur a donc dévoilé ce dernier court-métrage qui dénonce le viol conjugal, une réalité dont on parle bien trop peu, mais qui est bien présente.

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Un simple geste peut en dire long… Source : @Florent Sabatier / YouTube

Alors que le film ouvre sur la définition du mot “consentement”, un nom masculin qui désigne l’accord donné par une personne pour autoriser l’autre à agir ou faire quelque chose, le couple que l’on découvre semble être en opposition avec cette affirmation. Arnaud, qu’incarne Grégory Guillotin, frustré que sa femme, Manon, jouée par Marie Coustaury, ne lui fasse pas autant l’amour qu’il le souhaiterait, cette dernière n’arrive pas à résister à son chantage affectif. Culpabilisée par son mari, Manon préfère donc abdiquer pour quitter cette culpabilité qui se transforme bien vite en honte et en peur.

Alors qu’Arnaud fait le plein à une station essence, Manon est dans la voiture en train de le regarder dans le rétroviseur. A chaque souvenir, son mari va changer à ses yeux, sexualisant le tuyau de la pompe à essence pour en faire une métaphore du sexe masculin. En l’observant, elle ne voit qu’un homme aux désirs plus importants que le respect de sa moitié.

On se rend donc compte que l’alliance qui se trouve sur notre annulaire gauche après avoir dit “je le veux” peut facilement pousser au silence dans des situations qui, au contraire, nécessitent de tirer la sonnette d’alarme.

Finalement, toute excuse est bonne pour mettre sa femme dans son lit. Et puis, pourquoi voudrait-elle refuser alors qu’ils se sont dit ‘oui’ devant Monsieur le Maire ? Alors tout excuse est bonne pour avoir ce qu’on veut : l’accuser de ne jamais vouloir de lui, blâmer la naissance d’un enfant, estimer qu’on perd confiance en soi. La violence vient de la manipulation et du chantage, deux éléments déclencheurs du viol conjugal que Florent Sabatier dénonce dans “Consent” et sur lequel il met non seulement des images, mais des mots.

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